
Malgré l'explosion du paiement électronique et la digitalisation accélérée des banques, l'argent liquide bat tous les records au Maroc. Selon le dernier rapport de Bank Al-Maghrib, la circulation fiduciaire a franchi le cap des 491 milliards de dirhams en 2025, soit près de 28,5 % du produit intérieur brut (PIB). Ce niveau, parmi les plus élevés à l'échelle mondiale, révèle un paradoxe frappant au cœur de l'économie nationale.
Poids du secteur informel, habitudes culturelles ancrées ou méfiance envers les services bancaires : le recours persistant à l'espèce questionne. Alors que les autorités mettent en garde contre les risques de fraude, de blanchiment et le coût élevé du maintien du liquide, le frein à la transition digitale divise. Entre réticences des consommateurs et refus des commerçants d'adopter le paiement électronique, l'économie marocaine cherche encore la clé pour réduire l'usage du cash sans pénaliser les citoyens.
Zakaria Firano, économiste expert en politiques macro-financières et professeur universitaire, analyse les dessous de cette dépendance marocaine au cash.
Source : MEDI1TV — MEDI1 NEWS
































